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800 ans à Ciel ouvert    été 2020 printemps 2021

Deux projets complémentaires pour la Cathédrale d’Amiens,
célébration des 800 ans de sa construction à partir de 1220

 

appel_800À l’époque d’Edo, les géographes utilisaient les champs de lin pour dresser leur cartes. Des taches de couleur bleue comme des étoiles fixes. »
Iro mo ka mo , de Ito Naga
Depuis l’enfance, je connais la Cathédrale. Elle m’étonne et m’émerveille encore à chaque visite. J’ai dessiné très jeune les quadrilobes des saisons, du portail ouest, sur place, invité par mes professeurs des Beaux arts d’Amiens à étudier par le croquis, l’art d’inscrire un personnage dans une forme géométrique.
Comment célébrer les 800 ans de la construction de la Cathédrale avec un projet audacieux ?
Curieusement, c’est à la fois au cœur de l’architecture puis à ciel ouvert que j’ai choisi de faire mes recherches, dans le lieu sacré et aussi dans le paysage. Je travaille sur le projet depuis avril 2019, juste après mon exposition à la Comédie de Picardie de gravures et de dessins en résonance avec la poésie spatialiste de Ilse et Pierre Garnier eux aussi fervents admirateurs de la Cathédrale.

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CLCIHE DRONE LAND ART COTTENCHY N°53 - copieLa Constellation de Cottenchy
Dans ma réflexion, j’ai intégré le fait que l’espace du Moyen-Age était avant tout rural. Le paysage de cette époque est celui des champs, des grandes forêts, des bourgs et des petites cités.
L’activité économique principale est liée à l’agriculture, avec la culture des céréales qui nourrissent la population. Dans les champs poussent également le chanvre, le lin et surtout les plantes tinctoriales comme la guède, la waide. Amiens, au XIII ème siécle, devient une ville florissante, grâce aux artisants, teinturiers et tisserands qui confectionnent draps et  vêtements. Par leurs dons, ajoutés aux ressources de l’Eglise, ils vont permettre l’ouverture
d’un chantier prodigieux.
Travailler dans et avec le paysage, le land art, est une pratique que j’exerce depuis près de 40 ans. Elle m’a conduit à rechercher près d’Amiens, des espaces, des champs, des vallées, qui puissent convenir pour construire un grand labyrinthe, car j’ai tout de suite pensé à une évocation de celui de Notre Dame d’Amiens, non par une réplique mais par une libre invention.
C’est près de Cottenchy que j’ai découvert
une large vallée, magistrale, souveraine, visible de la D79 en venant de Sains en Amiénois.

Au début de l’été 2020, fin juin, un champ de lin de cinq hectares sera en fleur, un ondoiement de bleu pâle, proche du lilas de mer de la Baie de Somme. Espace maritime terrestre et aussi céleste car sa composition graphique sera la représentation au sol de la voûte du ciel telle qu’elle se présentait au dessus de la Picardie, à 22 h en juin 1220, par le dessin circulaire des planètes, Orion, Arcturus, Jupiter, Vénus, Mars, Saturne, Cassiopée, la Grande Ourse…  j’ai construit des chemins qui les relient et que les visiteurs seront invité à arpenter, pour trouver la sortie !

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  Pour se rendre sur les lieux

 

 

 

cathedrale_constellation

Du lin bleu aux bannières bleues de la Cathédrale
En écho à la Constellation de Cottenchy, au printemps 2021 seront installées dans Notre Dame d’Amiens, de longues bannières de 3m de large sur 5m de hauteur, rappel de la tradition des cathédrales et des églises drapées pour les cérémonies prestigieuses et les processions. Douze bannières suspendues de part et d’autre de la nef, en variations de bleus, évocation de cette couleur en référence à la Vierge et à la teinture de la waide. Le bleu qui, à partir du XII ème siècle devient une couleur divine, comme en témoigne dans l’art sacré, les Annonciations, les scènes bibliques et dans les vitraux à Chartres, à Amiens, à Saint Denis, le verre bleu cobalt, très intense et lumineux va traverser les siècles.
La promotion de la couleur bleue touche à cette période tous les domaines de la vie sociale, artistique  et économique, avec l’artisanat du vêtement, le tissage et la teinturerie.
On pourra voir dans les bannières bleues de la Cathédrale, des constellations de lin, des représentations du ciel, des formes labyrinthiques et des anges qui accompagnent les grandes figures de Saint Jean-Baptiste, de l’Archange Gabriel, ainsi que le Saint-Martin d’Amiens.

​Visible du 20 juin au 20 juillet 2020 pour le site de Cottenchy

et au printemps 2021  pour la Cathédrale

Le projet global a été labellisé par le Comité de sélection 800 ans Cathédrale Amiens.

Un livre de 80 pages retraçant la genèse du projet avec les photographies de l’auteur sera édité à la fin de l’année 2020. L’auteur des textes sera Jacques Darras, Grand prix de poésie 2004 de l’Académie Française. Un film vidéo sera également produit.

Jacques Leclercq-K.
Atelier de la demi-lune à Croixrault le 10 mars 2020

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En résonance   2019  exposition à la Comédie de Picardie, inspirée par la poésie spatialiste de Ilse et Pierre Garnier

appel_en_resonanceJ’ai entendu le piveur.
En travaillant au pochoir, je me suis surpris ( très bon signe !) à entendre le pic vert, le pik epeke, le pik bou, souvent évoqué, comme l’alouette, dans la poésie de Pierre Garnier.
Les percussions redoublées du pochoir encré sur le papier tendu, la scansion frappée, rapide, répétée pour écrire plusieurs fois le mot « rythme », plusieurs fois le mot « silence », tels que Ilse Garnier le fait avec sa machine à écrire, me mettent en joie, en communauté d’esprit avec ces deux magnifiques Poètes du Spatialisme.
Après avoir beaucoup cherché comment être en résonnance avec eux, être en écho, en miroir, je me suis souvenu de la réflexion de Pierre Garnier : « Il est exclu que j’écrive si je ne sais pas d’abord que je suis océan et oiseau. »
Lorsque je serai en forêt, entendant le pik bou, et arrêtant mes pas, je saurai que ce sont eux qui me font signe.

Jacques Leclercq-K. 2019

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Six semaines dans l’odeur de l’encre
Séjour d’approfondissement technique au Centre d’art graphique de la Métairie Bruyère en Pays Puisaye, début 2018

appel-gravureLa plaque à graver m’interroge autant que le champ ou la plaine à investir. En oiseau, je survole immobile un territoire, et observe avec acuité quelque chose qui pourtant n’existe pas encore.
Arbres, forêts, lisières, oiseaux, mers, îles imaginaires, cartes, les thèmes abordés se recoupent souvent. Je ne les choisis pas. Ils s’imposent d’eux mêmes, s’entremêlent dans le labyrinthe de ma mémoire et s’agencent en variations diverses comme dans un processus musical.
Je recueille sur des carnets, les formes du réel, les formes innombrables du vivant, nature, figures, espaces, contextes, en notes dessinées  qui constituent au fil du temps un corpus graphique qui fertilise mes réalisations.
Ici sont présentées des gravures, pointes sèches, eaux fortes, aquatintes. Elles ont été réalisés au début de l’année 2018 sur des presses fabuleuses de la Métairie Bruyère, en pays Puisaye, au Centre d’art graphique, un des hauts lieux des métiers de l’imprimerie, sous la conduite de Christian Mameron, au savoir-faire magnifique, pendant six semaines exaltantes où se sont enchainés, expériences, essais et recherches patientes
Avec fascination et jubilation, j’ai traversé un continent immense, dans l’odeur merveilleuse de l’encre, en explorant une matière incroyablement vivante, révélée dès le XVIème siècle et qui n’a pas fini de me surprendre.

Jacques Leclercq-K.  2018

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La spirale K  2016

Avec des élèves de 6e  et de 5e,17 du collège Amiral Lejeune à Amiens, a été  réalisé en une seule journée, le 27 juin, une spirale euclidienne à 2 centres. Leur professeur d’art plastique, M.Azzeddine Abdelouhabi m’a invité en mars 2016 dans le cadre d‘un PAC à présenter mon travail de plasticien Land art. La construction de la spirale dans la cour du collège, constituait la 2e partie de ma prestation. Après une présentation du mode de construction de ce type de spirale et du matériel nécessaire, ficelle de mesure, gabarit, pochoirs, aérosols, nous avons ensemble commencé cette performance.
La mise en place du début s’est déroulée dans une ambiance attentive et vivante. Très vite les élèves se sont approprié le processus  et ont compris la nécessité d’une bonne organisation, et d’une rigueur dans les tracés, quelques erreurs ont été décelées et corrigées.
Chaque opération était effectuée par un petit groupe de 2 ou 3 collégiens très enthousiastes.
Des professeurs se sont eux même invités et ont participé à cette création commune qui a été inauguré pour la fête du collège le 1er juillet.

 A la rentrée de septembre  2016, la spirale sera complétée, par d’autres, jusqu’à se prolonger sur les murs du collège, les reliefs de la cour. Et ainsi de suite…
JLK  

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Les heures canoniales  2016

S6culpture monumentale à l'Abbaye de Jumièges. Normandie impressionniste "Jumièges à ciel ouvert"

Dans l’art sacré, la gloire, par des traits rayonnants, symbolise la présence divine. Par son double mouvement vertical, ascendant et descendant, l’installation évoque une relation entre l’élévation spirituelle des moines bénédictins et le rayonnement céleste. Le rythme des offices qui se déroulent immuablement dans une journée de vingt-quatre heures est ici matérialisé ici par vingt-quatre tiges blanches partant de la terre avec leur double descendant en écho de la croisée d’ogive.

Le temps du jour et de la nuit est divisé en huit moments, à partir de minuit et annonçés par les cloches : Matines, Laudes, Prime, Tierce, Sexte, None, Vêpres et Complies, symbolisés par des points bleus positionnés de gauche à droite, pour chaque heure canoniale.

Le dessin linéaire contemporain de cette installation s’inscrit en contre-jour dans la page ogivale d’une vaste fenêtre à ciel ouvert. Ecriture musicale verticale, plain-chant monodique, elle traduit un élan essentiel, sans rupture ni accident, en accord avec l’allégresse de cette chapelle du XIII ème siècle.

Jacques Leclercq-K.

 

Texte du commisaire de l'exposition Jean Marc Barroso

 

Suite…

 

 

 

Portefaix

0Exposition de gravures et dessins à la Maison de l'architecture à Amiens

Jacques Leclercq-K. a présenté dans un vaste espace lumineux, une soixantaine de gravures inédites, pointes sèches, eaux fortes, aquatintes, estampes sur bois, linoleum et plexiglas.
Du petit format, celui de la plaque, il passe à une expression nouvelle avec de monumentaux dessins à l’acrylique, agrandissements manuels de ses Portefaix restitués ainsi à taille humaine.
Ces variations sur papier bruns suspendus de trois mètres de hauteur, libèrent le trait gravé et nous plongent dans un univers graphique singulier.

La pratique de l’estampe contemporaine, en cohérence avec ses premières réalisations imprimées à l'aide des outils technologiques, le mène vers des territoires plastiques à explorer où tout est encore à inventer. Les sujets abordés se recoupent souvent. Ils s'entremêlent dans le labyrinthe de la mémoire et s'agencent au gré des supports. Choisis pour leur vitalité formelle ou s'imposant d’eux-mêmes, ils se transforment, disparaissent et resurgissent. Parti de l’observation, l’artiste les combinent et les réinventent en de nombreuses variations où se croisent : lisières, tempêtes, feux et fumées, aérolithes, rochers, herbes, insectes, rivières et chemins, horizons et lointains.    suite…

Le thème du Portefaix est inspiré d'un lavis sépia de Goya, conservé au Musée du Louvre.

 

 

 

Editions Ecusette de Noireuil, publication de deux ouvrages

Les éditions Ecusette de Noireuil ont publié fin décembre 2015 deux ouvrages conçus par Jacques Gerber et Jacques Leclercq-K.pour le plaisir des amateurs.

«Il faisait tellement noir à midi qu’on voyait les étoi0 - copieles» est un texte qui s’inspire de quatre peintures à l’acrylique. … « Durant l’hiver 2011, le ciel de Croixrault en Picardie ne fut jamais, de mémoire d’homme, aussi beau. On vit des aurores flamboyantes, des couchers de soleil glorieux comme un océan de métal liquide, piqué de vert émeraude et de nuances d’ocre subtiles. Le ciel, la nuit, se parait de bleux ultramarins.»

«La nuit vient, noir pirate aux cieux d’or débarquant» est un autre texte de Jacques Gerber sur cinq eaux-fortes récentes qui est «une divagation sur la très véridique histoire de la rencontre de Dürer et de Patinir lors d’un voyage que fit Dürer aux Pays Bas. Albrecht se lia suffisamment avec Joachim pour réaliser son portrait, lui emprunter des couleurs et une élève, et assister à son second mariage le 5 mai 1521. On peut voir le portrait que fit le premier du second au Musée de Weimar. L’un a beaucoup gravé et finalement assez peu peint. L’autre n’a fait que peindre.»

L’édition originale de ces deux ouvrages a été limité à 100  exemplaires numérotés de 1 à 100 signés par les auteurs.