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La spirale K

Avec des élèves de 6e  et de 5e,17 du collège Amiral Lejeune à Amiens, a été  réalisé en une seule journée, le 27 juin, une spirale euclidienne à 2 centres. Leur professeur d’art plastique, M.Azzeddine Abdelouhabi m’a invité en mars 2016 dans le cadre d ‘un PAC à présenter mon travail de plasticien Land art. La construction de la spirale dans la cour du collège, constituait la 2e partie de ma prestation. Après une présentation du mode de construction de ce type de spirale et du matériel nécessaire, ficelle de mesure, gabarit, pochoirs, aérosols, nous avons ensemble commencé cette performance.
La mise en place du début s’est déroulée dans une ambiance attentive et vivante. Très vite les élèves se sont approprié le processus  et ont compris la nécessité d’une bonne organisation, et d’une rigueur dans les tracés, quelques erreurs ont été décelées et corrigées.
Chaque opération était effectuée par un petit groupe de 2 ou 3 collégiens très enthousiastes.
Des professeurs se sont eux même invités et ont participé à cette création commune qui a été inauguré pour la fête du collège le 1er juillet.

 A la rentrée de septembre  2016, la spirale sera complétée, par d’autres, jusqu’à se prolonger sur les murs du collège, les reliefs de la cour. Et ainsi de suite…
JLK  

 

 

Les heures canoniales

6Sculpture monumentale à l'Abbaye de Jumièges. Normandie impressionniste "Jumièges à ciel ouvert"
 

Dans l’art sacré, la gloire, par des traits rayonnants, symbolise la présence divine. Par son double mouvement vertical, ascendant et descendant, l’installation évoque une relation entre l’élévation spirituelle des moines bénédictins et le rayonnement céleste. Le rythme des offices qui se déroulent immuablement dans une journée de vingt-quatre heures est ici matérialisé ici par vingt-quatre tiges blanches partant de la terre avec leur double descendant en écho de la croisée d’ogive.

Le temps du jour et de la nuit est divisé en huit moments, à partir de minuit et annonçés par les cloches : Matines, Laudes, Prime, Tierce, Sexte, None, Vêpres et Complies, symbolisés par des points bleus positionnés de gauche à droite, pour chaque heure canoniale.

Le dessin linéaire contemporain de cette installation s’inscrit en contre-jour dans la page ogivale d’une vaste fenêtre à ciel ouvert. Ecriture musicale verticale, plain-chant monodique, elle traduit un élan essentiel, sans rupture ni accident, en accord avec l’allégresse de cette chapelle du XIII ème siècle.

Jacques Leclercq-K.

 

Texte du commisaire de l'exposition Jean Marc Barroso

 

Suite…

 

 

 

 

Portefaix

0Exposition de gravures et dessins à la Maison de l'architecture à Amiens

Jacques Leclercq-K. a présenté dans un vaste espace lumineux, une soixantaine de gravures inédites, pointes sèches, eaux fortes, aquatintes, estampes sur bois, linoleum et plexiglas.
Du petit format, celui de la plaque, il passe à une expression nouvelle avec de monumentaux dessins à l’acrylique, agrandissements manuels de ses Portefaix restitués ainsi à taille humaine.
Ces variations sur papier bruns suspendus de trois mètres de hauteur, libèrent le trait gravé et nous plongent dans un univers graphique singulier.

La pratique de l’estampe contemporaine, en cohérence avec ses premières réalisations imprimées à l'aide des outils technologiques, le mène vers des territoires plastiques à explorer où tout est encore à inventer. Les sujets abordés se recoupent souvent. Ils s'entremêlent dans le labyrinthe de la mémoire et s'agencent au gré des supports. Choisis pour leur vitalité formelle ou s'imposant d’eux-mêmes, ils se transforment, disparaissent et resurgissent. Parti de l’observation, l’artiste les combinent et les réinventent en de nombreuses variations où se croisent : lisières, tempêtes, feux et fumées, aérolithes, rochers, herbes, insectes, rivières et chemins, horizons et lointains.    suite…

Le thème du Portefaix est inspiré d'un lavis sépia de Goya, conservé au Musée du Louvre.

 

 

 

Editions Ecusette de Noireuil, publication de deux ouvrages

Les éditions Ecusette de Noireuil ont publié fin décembre 2015 deux ouvrages conçus par Jacques Gerber et Jacques Leclercq-K.pour le plaisir des amateurs.

«Il faisait tellement noir à midi qu’on voyait les étoi0 - copieles» est un texte qui s’inspire de quatre peintures à l’acrylique. … « Durant l’hiver 2011, le ciel de Croixrault en Picardie ne fut jamais, de mémoire d’homme, aussi beau. On vit des aurores flamboyantes, des couchers de soleil glorieux comme un océan de métal liquide, piqué de vert émeraude et de nuances d’ocre subtiles. Le ciel, la nuit, se parait de bleux ultramarins.»

«La nuit vient, noir pirate aux cieux d’or débarquant» est un autre texte de Jacques Gerber sur cinq eaux-fortes récentes qui est «une divagation sur la très véridique histoire de la rencontre de Dürer et de Patinir lors d’un voyage que fit Dürer aux Pays Bas. Albrecht se lia suffisamment avec Joachim pour réaliser son portrait, lui emprunter des couleurs et une élève, et assister à son second mariage le 5 mai 1521. On peut voir le portrait que fit le premier du second au Musée de Weimar. L’un a beaucoup gravé et finalement assez peu peint. L’autre n’a fait que peindre.»

L’édition originale de ces deux ouvrages a été limité à 100  exemplaires numérotés de 1 à 100 signés par les auteurs.